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Récit
de voyage ou carnet de route / Autre
récit
Introduction
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Afrique
de nos rêves,
terre
de nos plus lointains ancêtres, « berceau »
des tribus d'ébène, d'oncles Tom pour
l'Oncle Sam, décimées par les esclavagistes,
« terreau » des peuples asservis par les
colonialistes, « paradis » des grands fauves
des histoires de notre enfance.
Afrique
noire, nous voici !!!
Depuis
plus d'un quart de siècle, nous projetions d'aller
voir de plus près : les savanes, les brousses,
les forêts, les montagnes et les lacs du Kenya.
Mais ce sont surtout ses grandes réserves animalières
tant décrites et aux noms évocateurs d'images
paradisiaques qui faisaient frémir d'envie nos
cours « d'amis des bêtes ».
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ATTENTION,
les photos de cette page sont protégées
et appartiennent à Babette
Photo un peu agrandie Superbe,
mais exige une connexion rapide (ADSL)
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Cette
fois, c'est décidé. Nous irons cette année.
Sans doute sera-ce tout différent de voir évoluer,
dans leur milieu naturel, des animaux que nous n'avons
jamais vus, jusqu'à présent, que dans
des zoos, des cirques ou sur nos petits écrans.
Nous
ne serons assurément pas déçus
et nous pourrons alors dire que la réalité
dépasse de très loin les rêves les
plus grandioses.
Mais...
n'anticipons pas.
Préparatifs
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En
mars 1997,
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les
contacts étaient pris avec nos amis
français rencontrés au Mexique
trois ans auparavant.
Denise
et Jean-Jacques,

grands
voyageurs devant l'Eternel qui fûrent
tout de suite « partants » et
nous pûmes alors commencer les études
de marché.
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La
première difficulté fut de faire un choix
entre les différents safaris proposés
par les « Tours Operators. Nous voulions, pour
un premier contact avec l'Afrique noire, avoir un éventail
assez complet des différents parcs sans toutefois
tomber dans le travers d'un survol trop rapide, d'une
« visite à la japonaise ».
Après
la lecture de nombreux bouquins et une recherche poussée
de documentation, nous avons opté pour une formule
qui nous fera parcourir quatre parcs :
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Taïta Hills
(Tsavo Ouest) comme apéritif (1 jour), Amboseli
et son Kilimandjaro en toile de fond comme première
entrée (2 jours ½), Lake Nakuru comme
seconde entrée (1/2 journée) et le Masaï
Mara comme plat de résistance (2 jours).
Le dessert,
nous le prendrons lors d'une excursion d'une journée
au Shimba Hills pendant notre séjour à
la plage de Diani.
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Très
tôt, nous avons fait provision de cassettes vidéo
et pellicules photographiques, nous avons acheté
une bonne paire de jumelles, puis nous avons effectué,
de bonne heure, la vérification minutieuse et
la mise en ordre du matériel emmené en
double exemplaire, par crainte de la « bête
panne » qui fait tout rater. De ce fait, le problème
des bagages, qui était déjà complexe
parce qu'il fallait prévoir des grosses valises
à laisser à Mombasa pour le séjour
balnéaire et des bagages réduits pour
le safari, devint de plus en plus épineux. Mais
tout problème a sa solution et nous la trouvâmes.
Pendant
les quatre mois qui nous séparaient du départ,
nous avons continué de rêver, d'imaginer,
de lire, de nous renseigner : bref, de vivre le voyage
avant l'heure. Pendant cette période, il a aussi
fallu nous occuper des passeports, des visas et des
vaccins.
Cette dernière démarche fut,
par ailleurs, l'occasion de vivre une situation sinon
comique, du moins cocasse. Nous devions nous rendre
au centre de vaccination, de Namur, chez un certain
docteur Nicolas, spécialiste des maladies tropicales,
pour recevoir une injection de vaccin contre la
fièvre jaune. Ce fut la première et peut-être
la dernière fois de notre vie que nous vîmes
un médecin donner des « consultations collectives ».
En effet, cet homme nous a fait entrer dans son cabinet
en même temps qu'un autre patient qui nous était
totalement étranger. Là, nous avons subi
une « conférence » sur les divers
dangers qui guettent les voyageurs sous les tropiques :
microbes, virus, parasites, amibes, crocodiles et j'en
passe. Après ce laïus, nous avons reçu
une triple injection ainsi que trois pages, au format
A4, de prescriptions pharmaceutiques de toutes sortes
comprenant même deux seringues et les aiguilles
ad hoc. Ainsi parés, nous pouvons partir tranquilles.
Taïta
Hills
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Le
dimanche 20 juillet,
quinze
heures, Denise et Jean-Jacques nous arrivent de Château-Thierry
et la grande aventure peut commencer. En raison des
nombreux bagages emportés, deux voitures sont
nécessaires pour nous conduire à l'aéroport
où, comme si cela ne suffisait pas encore, nous
« garnissons », au Free Shop, les deux sacs
de voyage reçus en cadeau au guichet de notre
Tour Operator.
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Nous embarquons enfin dans un Boeing 737
qui, de l'extérieur, n'a pas trop
fière allure (en apparence) et nous
décollons à 20h45' de Bruxelles
National.
Après
une escale à Louqsor pour ravitaillement,
nous atteignons Mombasa à 07h45',
heure locale, encore assez « frais »
malgré plusieurs zones de turbulences
pendant la deuxième partie du vol.

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Peu
avant la fin du voyage, nous avons eu droit à
un orage, spectacle quelque peu inquiétant mais
ô! combien grandiose : de beaux éclairs
brillants surgissant de nuages couleur d'encre sur fond
de ciel rougeâtre d'aurore naissante.
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Tout
de suite après les formalités
douanières vite expédiées
et le dépôt auprès du
Tour Operator local « Abercromby and
Kent » de nos gros bagages, nous sommes
pris en charge par
Henry, notre guide francophone

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Nous
prenons place, en compagnie d 'un jeune couple de flamands,
dans un combi Nissan qui va se révéler
confortable malgré l'état lamentable de
certains tronçons routiers empruntés entre
les différents parcs.
Au
bout de deux cent dix kilomètres de route
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et
la visite d'une première boutique
de souvenirs,

à
mi-parcours pour se dégourdir les
jambes et satisfaire un éventuel
besoin naturel, nous entrons dans notre
premier parc :
le
Taïta Hills.
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C'est
une enclave privée dans le Tsavo Ouest National
Park. Taïta Games Sanctuary est une réserve
administrée distinctement du Tsavo. La gestion
de la faune est de qualité et il y a là-bas
souvent plus d'animaux que dans le parc national précité.
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Ils
sont cependant plus malaisés à découvrir
que dans des zones comme le Massaï Mara ou Amboseli
mais le paysage, formé par le sol de latérite
rouge, les termitières,
les baobabs

et les
cônes volcaniques, constitue un cadre extraordinaire.
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A
peine entrés sur le territoire du parc, nous
sommes mis en présence d'un énorme troupeau
d'éléphants, puis nous côtoyons
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des zèbres de Burchell,
un bubale, un
phacochère,
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des girafes massaïs,
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| des
gazelles de Thomson et de nombreux oiseaux
dont des grues couronnées, magnifiques échassiers dont la tête, où
voisinent le rouge, le blanc et le noir, est surmontée
d'une majestueuse aigrette dorée.
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A midi, nous faisons halte
au :
Taïta Hills
Lodge pour déguster un formidable buffet.
C'est lors de ce repas que nous apprenons que nous ne
logerons pas dans cet hôtel du groupe Hilton,
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comme prévu
sur le programme, mais que nous serons
hébergés au :
"Salt Like Lodge"...

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...deuxième
établissement de la célèbre chaîne,
par ailleurs propriétaire du parc. Ce lodge est
en lui-même un des grands pôles d'attraction
de la réserve en raison de son architecture exceptionnelle.
Comme nous le découvrirons en fin de journée,
il est constitué de magnifiques rundalows construits
sur pilotis de façon à permettre la libre
circulation des animaux jusque sous votre chambre.
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Mais revenons-en au Taïta Hills lodge.
Après
le repas de midi et un court moment de repos au bord
de la piscine, parmi les bougainvillées multicolores,
les flamboyants et les préos superbes, ces étourneaux africains...
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...aussi nombreux que les
sansonnets en Europe, mais ô ! combien plus colorés
que ces derniers, nous repartons en safari à
travers la réserve jusqu'à dix-huit heures,
moment du coucher de soleil sous ces latitudes.
Dix-neuf heures, après une bonne douche et un
essai infructueux de liaison radio téléphonique
avec la Belgique, nous nous retrouvons autour d'un buffet
grandiose auquel nous nous restaurons avec délice
avant de regagner, au plus vite, une position allongée
que nous n'avons plus connue depuis la veille au matin.
Dodo les petits !!!
Mais couvrons-nous bien car nous
découvrons que les nuits peuvent être très
fraîches à moins de cinq cent kilomètres
de l'équateur. Demain Amboseli
: éléphants,
girafes, zèbres, gnous...
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