Lever de soleil sur le Masaï Mara

 

12 août, 12 août, 12 août…, à se demander si je n’étais pas malade ?

Quelques temps aupparavant ce fameux 12 août, je ressemblais alors un peu à quelqu’un qui n’a qu’une seule idée en tête. Ne voulant pas la quitter, l’espèrant, ô et si des fois…

…oui mais au fond peut-être que…

 

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Photo un peu agrandie Superbe, mais exige une connexion rapide (ADSL)

 

…bon, faisons d’abord les présentations.

Aurélie, c’est moi.

Voici sûrement la photo souvenir type que chacun fera et sera fier un jour en revenant d’accrocher au mur afin de se souvenir, de se rappeler ces moments si intenses, si …

Photo souvenir

…sans oublier le moment du : Alors ? c’était comment ? raconte, dis-nous… ton premier jour…

Mon premier jour ? C’est une excitation totale qu’il faut contrôler pendant toute une journée sans bouger. Pourquoi ? fort simple, comment voulez-vous, partie aux aurores de Lyon direction Amsterdam puis Amsterdam Nairobi, pouvoir bouger assise dans un avion ?

basilic

cabriole

En vol, je n’ai rien vue, j’ai pensée entres autres de temps en temps à mes bébés : Basilic et Cabriole. L’arrivée s’est faite de nuit à 21h45. Une journée entière à déduire de ce rêve qui se rapproche désormais à grands pas.

…Mais, commençons plutôt par le commencement.

J 2

Le matin, en grignotant mon petit déjeuner, je me souviens de m’être dit personnellement : « tu as de la chance. Tu es bien tombée. » Eh oui, j’avais une chance sur deux. Machoui, notre guide ainsi que mes 4 compagnons de voyage rencontrés la veille pour la première fois avaient l’air franchement sympa.

Le sérieux commençait :

Direction pour un baptême au volant d’un van de marque Nissan au sein du parc de Masaï Mara. Mais aupparavant, un souvenir primaire me laisse un goût amer :

la traversée de Nairobi…… ou plutôt de certains quartiers qui ne le cachons pas me laisse sans voix.

C’est vrai que dans certains articles, j’avais compris qu’il y avait des endroits défavorisés ici, mais à ce point…

c'est parti !!!

A la fois, un choc terrible mais également un déclic :

Actuellement en études d’infirmière mais à l’issue ? Ici plutôt qu’ailleurs ? après tout, qui vivra verra…

Vallée du Rift

Laissez-moi partager avec vous cette simple photographie.

A elle seule, elle résume parfaitement notre regard ébloui en regardant dans la direction dela vallée du Rift

La route ou plutôt les nids de poule plus nombreux en certains endroits sont laissés de côté et la piste nous tend ces bras. Au fur et à mesure de notre avancée, les scènes de cette contrée deviennent mais également demeurent plus surprenantes les unes que les autres pour nous.

Comment imaginer qu’à travers le monde, l’homme puisse à tel point déforester tout en sachant qu’une bonne partie finira sans même un regard au sein de nos poubelles.

Les enfants masaïs nous font de grands signes, le visage des femmes nous dévoile sans détour un sourire franc. Quant aux hommes, certains nous regardent pas franchement sympathiquement du coin de l’oeil.

Ca y est, nous y sommes. Le Kenya

tel que l’on peut le voir tous les jours dans les documentaires, à la télévision…

Je vous l’avoue : Emerveillée, comme si j’avais reçue mon premier jouet du Père Noël, les yeux voulant filer à l’horizon.

nos premières vues

Au loin, nous apercevons nos premiers animaux : gazelles de Thompson, zèbres et même un couple de girafes.

gazelle

le Kenya

girafes

Oh !!!

que c’est beau

zèbres

Mara Sopa Lodge

 

Notre premier lodge : Mara Sopa Lodge

Le temps très court de déposer valises, d’y déjeuner ainsi que d’avoir la confirmation de l’amabilité des autochtones qu’il était déjà temps de repartir.

1er safari : Réserve de Masaï Mara

A la lecture de mes recherches, je m’étais imaginée une beauté s’étalant sur des centaines de kilomètres carrés avec des impalas (mes préférées), gazelles, zèbres, phacochères, vautours, marabouts, éléphants…

…mais surtout pas de caravane de touristes complet en un lieu d’attroupement et pour finir se resserer ainsi sur l’animal. Jugez plutôt par vous-même !!!

Il est évident que tous les touristes souhaitent au maximum être libres mais les guides sont reliés entre eux par cibie. Dès la moindre attraction, animaux comme humains se retrouvent en groupe.

l'attroupement

A cet instant, toute une famille…

la famille

 

Beau regard, n'est ce pas ?

Les regards se croisent entre la bête et l’humain. Qui découvre l’autre ?

Aux dires de notre guide, nous avons assisté à un moment exceptionnel. La protection du territoire. Les lionnes, le lion se lancent dans une sorte de chant composé de rugissements destiné à écarter les indésirables désirant se joindre à ce groupe.

Comment ça ?

Il faut déjà partir car la
nuit va tomber très rapidement maintenant.

Vous êtes sur ?

 

Comme je haïs cette aiguille de montre qui dans l’avion me paraissait s’être arrêtée et qui maintenant… J 3

6h passé de quelques poignées de minutes et…

…en ce lever de soleil bien silencieux sur le Masaï Mara, il n’y a pas que l’espèce animale qui est à l’affût. Dans notre attente, nous sommes récompensés par le réveil de renards du désert parmi tant d’autres scènes plus tendres les unes que les autres.

Un moment unique !!!

Le souvenir qui sans doute restera gravé de ces heures matinales sera sans nul doute ce superbe troupeau d’éléphants.

Placé à l’identique comme la veille, les lionceaux accompagnés sont toujours là. Un mâle pourtant essayera de s’imposer en vain.

un lion

 

des lionceaux

Vous l’avez déjà vu ou entendu en reportage mais avez-vous déjà par vous-même vu plus de 500 têtes de buffles ?

Partout autour de nous, les cornes sont là. Ces espèces imposantes ne supporte pas trop notre présence et de ce fait la séance photo s’en trouve réduite très rapidement.

gnous, zèbres...

Plus loin, gnous, zèbres… sont venus des 4 coins de la Tanzanie pour migrer au Kenya.Notre présence est parmi eux, en plein milieu de cette chevauchée. Combien en traversant la rivière ne reverront jamais l’autre rive ?

Le destin les guette, les piétine, les dévore mais le festin pour certains est là !!!

La loi de la nature !!!

la loi de la nature

Un appel de cibie et tout à coup, au détour d’un coin de savane 2 guépards se dressent devant nous. A en croire notre guide, le guépard se fait de plus en plus rare mais aussi plus discret.

A pied en longeant les bords de la rivière Mara, crocodiles, hippopotames se prêtent au jeu de l’objectif.

crocodile

hippopotame

Au retour et de vraiment très près, des girafes, à seulement quelques mètres… des éléphants

éléphant

mais également…

…la possibilité offerte de visualiser une chasse de lionnes.

Unique !!!

Un peu fatiguée, la vessie prête à exploser enfin soulagée, c’est sans regret que la farniente se poursuit l’après-midi autour de la piscine.

Quoiqu’à 2000m d’altitude, il fait un peu frais et la température de l’eau de ce jour nous est restée inconnue.

En soirée après les danses masaïs, une surprise de taille nous étaient réservée. Le personnel du lodge revenait de jeter quelque chose. Dire que deux minutes se sont écoulées depuis serait mentir.

autour de la piscine,

Hyènes, chacals sont en train de se restaurer sans se soucier des alentours.

J 4

Chute touristique très attendue, (car l’Etat y voit son intérêt), « le Carnivore ». Restaurant, qui franchement entre nous, mais attention n’engage que moi ne me laissera vraiment pas un souvenir impérissable. Cette journée ne sera pas dure à se rappeler non plus car à part une terre rouge splendide visible tout au long de la route… et 700 km pour rejoindre Amboseli.

mode de transport

village

la chambre

Amboseli Sopa Lodge nous voilà enfin… mais tellement crevé par la piste que tout le monde est au lit à 20h30.

J 5

En direction du parc d’Amboseli, je m’aperçois sans problème que le côté pile de la pièce est tourrnée. Nous sommes cette fois du côté face. Totalement et radicalement différent. Rien à voir avec le Masaï Mara. Ici, tout est vert, marécageux. Regardez, plongez vos yeux dans cette terre encore relativement vierge.

Les éléphants affluent littéralement de tous les horizons.

Amboseli

Amboseli

Amboseli

Les fauves ne font pas trop fureur ici. Gnous, phacochères, gazelles, zèbres… sans problèmes.

d'après vous ?

Des centaines voir plus d’espèces d’oiseaux volent dans le ciel. A propos, vous le reconnaissez ?Est-ce jour de chance ? Peut-être mais nombreux seront celles et ceux à ne pas rater la photo d’un guépard en train de festoyer.

De retour de safari, combien d’images peuvent vous traverser la tête lorsqu’en fin de journée, vous vous retrouvez en compagnie de masaïs et que vous voyez au loin le Kilimandjaro. Impossible à quiconque en cet instant de ne pas penser à ces neiges éternelles mais aussi et surtout à la folie destructive des hommes.

Sachons préserver Dame nature !!!

le Kilimandjaro

J 6

Le coeur gros, les heures filant à la vitesse de l’éclair, il nous faut quitter cette partie safari afin de penser à présent regarder devant.

direction Mombasa

Direction Mombasa.

Ce qui choque à Mombasa est cette perte de vue du Kenya. Je ne le reconnais plus, je ne le retrouve plus. Le décor est changé, les gens également…

On se croirait ailleurs.

Le Southern Palm Beach. Je repense à ces lodges que nous avions si intimes alors qu’ici…

…ici, c’est : piscines, fausses îles, chambres par centaines. Un véritable piège à touristes. La plage, quant à elle est de toute beauté et il faut bien le reconnaître, le personnel fort accueillant.

Moments de détente

des images de vacances

sur la plage...

La suite de ce séjour se déroule tranquillement avec au programme : repos, farniente, détente sans oublier un point très important : la plongée.

Réserve marine de Wasini. Rappelez-vous ce nom et peut-être, y croiserez-vous comme nous des dauphins. Un moment idyllique. Je n’arrive toujours pas à me séparer de ce fond marin tout simplement maginfique avec ces coraux, ces poissons en tous genres et tout cela simplement grâce à un masque et un tuba.

Je vous invite également à découvrir sans retenue cette cuisine typique Kenyane avec sa salle à mager ouverte sur la mer. Attention aux oursins lorsque vous descendrez du petit canot afin de vous rendre sur l’île.

Réserve marine de Wasini

Quant à moi, tel un masaï sans caprin, je me tourne vers « l’Oldonyo Lengaï » et lui souffle ces quelques mots :

l'Oldonyo Lengaï

« Oh Dieu de la montagne, si tu m’entends, exauce-moi. Sache qu’en juillet 2006, je serai à nouveau là. Je t’en supplie, aide-moi dans ma démarche, trouve moi un stage et pourquoi pas un futur job. Fais en sorte que ces quelques mots qui s’inscrivent ici-bàs me portent chance.

Laisse-moi les aider, les assister, les soigner mais surtout, surtout, laisse-moi rêver. »

 

N’hésitez pas à venir dialoguer avec moi de ce récit sur mon espace réservé du forum.

 

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